Suarez, Disputationes metaphysicœ, XIII, § xix
UNION AVEC LE CORPS
De plus, avec tous les Scolastiques, vous admettez, d’une part, (/uod non snnt multiplicanda entia sine necessitate ; d’autre part, que les formes ou forces supérieures contiennent et peuvent ce que contiennent et peuvent les formes ou forces substantielles inférieures. Pourquoi ne voulez-vous pas que l’âme raisonnable, qui, de votre aveu, donne à notre corps la sensibilité, comme si elle était une forme sensitive, et la vie organique, comme le pourrait faire une forme végétative, ne constitue pas notre corps comme corps, et ne lui tienne pas lieu de force de corporéité, comme elle lui tient lieu de force vitale et de force sensitive?
Le Docteur subtil lui-mèmo était, paraît-il , quelque peu ému parla force de cette raison ; car, après avoir rapporté les trois premières preuves de l’opinion de saint Thomas, que nous avons rapportées nous-mêmes plus haut, il écrit : Quanta ratio potest fieri, et plus valet omnibus pilecedentibus. Pluralitas non est ponenda sine necessitate, etc. l.
L’on comprend, en effet, l’embarras de Scot ayantà résoudre cette objection dans son Commentaire sur le quatrième livre des Sentences, quand on lui a vu combattre comme il l’a fait, dans son Commentaire sur le second livre, la pluralité des formes dans les corps composés, ou dans les