‹ L'ame humaineChapitre 118 sur 203 · M. Frédault, Traité d’anthropologie, p · texte numérisé non relu

M. Frédault, Traité d’anthropologie, p

Lue le corps comme corps, et le met si complètement en acte, le fait si complètement substance, qu’il peut exister et agir, qu’il existeetagit entait, indépendamment de l’âme, et même après que l’âme s’en est séparée?

Il est donc constant que notre thèse, non seulement s’accorde la mieux, mais est la seule qui s’accorde avec l’expérience, quand il s’agit d’expliquer, dans son ensemble, l’unité de l'homme; ot tout adversaire qui voudra y réfléchir se verra sans doute, comme le grand Leibnitz, à propos de la doctrine des formes substantielles qu’il ayait d’abord répudiée, « enfin obligé de la reprendre malgré lui , et comme par force h »

La thèse de l’âme forme substantielle du corps qui éclaire si bien l’unité de l’homme ne répand pas moins de lumière sur son activité. Et il fallait s’y attendre, puisque l’opération suivant l’être et y étant proportionnée, qui connaît la nature connaît l’opération à son principe et à sa source.

L’homme tient de son âme, qui possède à elle seule et éminemment les perfections des formes inférieures, les énergies physiques; il doit donc agir sur les autres corps et réagir à leur contact, tout comme cela se passe entre corps bruts. De son âme, il tient des puissances végétatives; il doit donc s’assimiler la matière du monde environnant, faire et entretenir son organisme; do

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