P. Liberatore, Dell’ Uomo, vol. I, p. 509, 2e édit
et tota in qualibet parte L Cependant, il est une remarque importante que nous devons faire avec saint Thomas : c’est que, si l’àme est tout entière dans le corps et en chacune de ses parties, par son indivisible essence , par ses facultés ouses puissances, elle n’est pas tout entière en chaque partie, ni même tout entière dans tout le corps, « sic non est tota in quolibet parte corporis, nec etiam tota intoto. Il a été montré précédemment1 2, en effet, dirons mous avec le S. Docteur, que l’âme humaine, excédant la capacité de la matière, possède la vertu de produire certains actes où le corps ne prend point une part directe, comme de penser et de vouloir librement, sicut intelligere et velle. L’intelligence et la volonté ne sauraient donc résider en aucun organe. Pour ce qui regarde les autres opérations qu’elle exerce par les sens, la vertu de l’âme tout entière réside dans le corps tout entier, mais non en chaque partie : car les diverses parties du corps étant façonnées pour des opérations diverses, l’âme est en chacune de ses parties, seulement par celle de scs puissances qui concourt à en produire les actes 3. » Ainsi l’âme est dans l’œil par sa puissance visuelle, dans l’ouie par sa puissance auditive, etc. Par où l’on voit que, si l’âme ne divise pas son essence, elle divise ses puissances.