‹ L'ame humaineChapitre 126 sur 203 · De Civitate Del, lib. XI, c. xxvn · texte numérisé non relu

De Civitate Del, lib. XI, c. xxvn

mais r existence en général, l’existence sans limites.

11 en résulte que notre désir naturel de l'existence s’étend jusqu’à une existence sans fin, et manifeste par là-même que nous portons en nous un principe, de soi, immortel; que nous possédons, outre notre corps qui périt, une âme dont la nature est de ne point périr l.

S. Bonaventure raisonnait à peu près de même, en s’appuyant sur cet autre fait, que tous, nous aspirons au bonheur : « C’est un fait indéniable, certissimum , dit-il, que tous nous voulons être parfaitement heureux; tel est le cri de toute nature humaine, clamor omnis appetitus naturalis. En conséquence, il faut tenir que notre nature est telle qu’elle peut jouir de la félicité. Mais, à celui qui peut perdre le bien qu’il possède, la félicité est impossible. Car, s’il peut perdre son bonheur, il craint; s’il craint, il est dans la peine; et sa peine, en le rendant malheureux, le prive de la félicité. Puis donc que notre âme, par nature, tend au parfait bonheur, il est nécessaire que, par nature, elle soit immortelle, necesse est igitur quod si anima facta est capax beatii admis, quodsit ipsa per naturam immortalisé. »

À ces trois preuves, faciles à saisir, saint Thomas en ajoute une quatrième, qui se recommande

1. V. Cajétan, 0 ratio de Immortalitate Animorum coram Julio II, P. M. Dominicâ prima Adoentus, anno Salulis 1503 habita.

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