‹ L'ame humaineChapitre 127 sur 203 · Senlentiar. lib. II. distinct. XIV, art. i, quæst. I · texte numérisé non relu

Senlentiar. lib. II. distinct. XIV, art. i, quæst. I

LA VIE APRÈS LA MORT

aux esprits plus versés clans la métaphysique : L’âme humaine est naturellement immortelle, dit le saint Docteur, parce que, d’une part, elle ne possède aucun principe de destruction, et que, d’autre part, l’existence lui appartient comme un apanage de nature et lui convient immédiatement par elle-même. L’âme humaine, en effet, est absolument simple; on ne saurait lui assigner ni parties quantitatives, comme aux réalités étendues, ni parties essentielles, comme aux substances composées de plusieurs principes physiquement distincts. Par nature donc, elle échappe à toute division et à toute décomposition. Il est métaphysiquement impossible que L’âme soit divisée : cela ne peut pas plus lui arriver qu’au cercle d’être carré. M iis comme, par ailleurs, l’âme est spirituelle, ainsi que nous l’avons montré, c’est-â-dire ne reçoit l’existence, ni du corps, ni du composé qu'elle forme avec lui, mais la tient immédiatement cl’ elle-même et d’elle seule, il s’ensuit d’abord, que l’existence est l’apanage naturel de l’âme et découle de sa nature ; qu’elle lui convient «comme au nombre d’être pair ou impair», et au soleil d’être lumineux. Il s’ensuit en second lieu que, l’âme étant une fois donnée, l’existence ne peut pas se séparer d’elle; pas plus que, l’astre étant donné, ses rayons ne peuvent cesser de luire, ou que, le nombre étant donné, il no peut manquer d’être pair ou impair l.

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