Cicéron, Academie. Poster., lib. I, c. vn
Usine s’ailirme et ne se inet guère en peine de prquver ses dires. Il semble croire que ses théories sur l’âme et sur la connaissance sont une explication si naturelle, si adéquate des choses, qu’elles s’imposent d’elles-mêmes à l’esprit.
Pour trouver la thèse matérialiste sur l ame humaine établie par une argumentation en règle et longuement développée, il faut traverser des siècles et arriver à nos temps modernes.
A cette époque, il est vrai, c’est-à-dire depuis la lin du xvne siècle jusqu’à nos jours, les essais de démonstration se multiplient.
Parmi les écrivains qui entreprirent de défendre cette cause, il en est un qui se distingue tout de suite, par son tour d’esprit aussi bien que par . son zèle : c’est La Mettrie.
Dans les deux livres qu’il intitula : L’homme machine et l’homme plante, et dans son Traité de l’âme , le célèbre médecin français s’attache à exposer le matérialisme le plus rigoureux, et accumule les preuves à l’appui.
Sur la question de l’âme, il veut que l’on interroge, non les philosophes fameux des temps passés, mais l’expérience. « Prenons le bâton de l’expérience, dit-il, et laissons là l’histoire de toutes les vaines opinions des philosophes. Etre aveuglés, et croire pouvoir se]passer de ce bâton, c’est le comble de l’aveuglement l. *