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Sjmme Ihéologique, I, q. xxi, a. I, ail

LA Y1E APRÈS LA MORT

Cicéron, bien placé pour connaître ce qu’on pensait à son époque sur ce sujet, aux points les plus divers du monde connu, affirme que toutes les races croient à l’immortalité: « Permanere animas arbitramur consensu nationum omnium 1 . »

De nos jours, un Savant, certainement mieux informé encore que Cicéron, et ayant poussé beaucoup plus loin ses recherches, affirme de même cette universelle conviction.

Voici, en effet, ce que dit M. de Quatrefages, dont personne ne conteste la haute autorité scientifique:

« Il est des notions se rattachant généralement les unes aux autres, que l’on retrouve dans les sociétés humaines même les plus restreintes et les plus dégradées. Partout on croit à un monde autre que celui qui nous entoure, à certains êtres mystérieux d’une nature supérieure qu’on doit redouter ou vénérer, à une existence future qui attend une partie de notre êtrejiprès la destruction du corps. En d’autres termes, la notion de la divinité et celle d’une autre vie sont tout aussi généralement répandues que celles du bien et du mal. Quelque vagues qu’ elles soient parfois, elles n’en enfantent pas moins partout un certain nombre de faits significatifs. C’est à elles que se rattachent une foule de coutumes, de pratiques signalées par les voyageurs, et qui, chez les tribus

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