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Unité de l' espece humaine, chapitre n

2. Tusculanes, livre Ier. — Auguste Nicolas, Etudes philosophiques sur le Christianisme, t. Il, chap. vt, 26e édition.

LA VIE APRÈS LA MORT

Qui a bien compris ces preuves, et possède la doctrine que nous avons exposée dans nos leçons précédentes sur la spiritualité de l’âme et son union avec le corps, n’éprouve plus le moindre embarras en face des objections vulgaires contre l’immortalité.

L’on dit, par exemple, l’âme est la forme du corps, donc elle doit périr avec lo corps. — Non, répondrons-nous avec S. Thomas, elle ne doit point périr. Car l’âme humaine, nous l’avons vu, est une forme telle, que son être est indépendant du corps qu’elle informe, comme son opération le démontre: ((anima est talis forma quœhabet esse no n dependens ab eo cujus est forma ; quod operatio ipsius os tendit L »

— Mais l’âme ne forme avec le corps qu’une seule nature, et ils n’ont tous deux qu’une seule et même existence. Donc, l’àme ne peut exister sans le corps. — Le corps et l’âme ne forment qu’une seule nature : en ce sens que les deux réunis, mais restant distincts et non confondus, font un tout substantiel complet, rien de plus vrai; en ce sens que l’un devient l’autre, au point de se confondre et de n’être plus distincts, rien de plus faux. Quantà l’existence, il est certain qu’ils possèdent la môme en commun ; mais il ne faut pas oublier que cette existence, toute commune qu’elle est, vient de l’âme seule et reste par con-

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