‹ L'ame humaineChapitre 136 sur 203 · Art. xiv · texte numérisé non relu

Art. xiv

2. V. D. Albert Stock!, Lehrbuch der gcschichle der Philosophie, et Lange, Histoire du matérialisme.

nous allons dire de la vie de Pâme séparée.

Platon, et ceux qui admettent avec lui que Pâme n’est unie au corps qu’accidentellement, se trouvent ici bien à l’aise, et se contentent de répéter les paroles de Socrate :

« Quand donc Pâme trouve-t-elle la vérité ? Est-ce quand elle associe le corps à ses recherches ? Non, car pendant que Pâme cherche la vérité avec le corps, nous voyons clairement que ce corps la trompe et l’induit en erreur.

« N’est-ce pas surtout par le raisonnement que l’âme embrasse la vérité? « Oui.

« Et ne raisonne-t-elle pas mieux que jamais lorsqu’elle n’est troublée ni par la vue, ni par l’ouïe, ni par la douleur, ni par la volupté, et que, renfermée en elle-même, et laissant là le corps, sans avoir avec lui aucun rapport, autant que cela lui est possible, elle s’attache à ce qui est, pour le connaître?

« Cela est parfaitement bien dit.

« ... 11 est donc démontré que si nous voulons savoir véritablement quelque chose, il faut que nous abandonnions le corps, et que Pâme seule examine les objets qu’elle veut connaître. C’est alors seulement que nous jouirons de la sagesse dont nous nous disons amoureux, c’est-à-dire après notre mort, et point du tout pendant cette vie l. »

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