Somme thêolog. q. 90, a. 2, et q. 118. a
mêmes du Génératianisme; car, autrement, c’en serait fait de l’immortalité de F âme.
Ces raisons, contre la thèse d’après laquelle l’àme de l’enfantprocéderait de l’âme du père, soit par mode d’émanation, soit au moyen d’une semence spirituelle, ont paru si décisives aux défenseurs modernes du système que nous combattons, que Frohschammer, dans le livre qu’il a intitulé: De V origine des dmes humaines : défense du Génératianisme 4, abandonne complètement toutes ces explications et en a cherché une toute diffé rente, qui a cela au moins de remarquable et de rare, qu’elle est tout à la fois très simple et très allemande.
L’homme tout entier, dit-il, corps et âme, vient de ses parents, grâce à un pouvoir créateur que Dieu mit, à l’origine, dans la nature humaine. La génération de l’homme, c’est un acte de vraie création, de création ex ninilo , accompli par une nature humaine, en vertu d’une puissance spéciale accordée par Dieu à l’humanité 2.
Le fait est que, si l’âme de l'enfant doit être produite par l’âme du père^et n en provient ni par émanation ni par semence, il ne reste plus qu’une chose à dire, de l’aveu de tous les philosophes, c’est qu elle en provient par création. Allons-nous donc admettre qu’elle en provienne par création?
\. Uber den Ursprung der Menschenseelen.
2. Albert Stockl, Geschichle der neueren philosophie, l. II, p. 413.