‹ L'ame humaineChapitre 153 sur 203 · Traité d1 anthropologie, p · texte numérisé non relu

Traité d1 anthropologie, p

corc que l’éminent professeur de physiologie de Pérouse, M. Yincenzo Santi, déclarait que l’on ne saurait donner une explication plus satisfaisante du processus de la génération humaine. « Celui qui engendre, dit-il, produit le corps organisé, vivant, qui est la matière de l’homme. Quand la génération est à son terme, que le corps est formé et organisé, Dieu crée l’âme humaine, qui communique à ce corps l’être humain, etune vie plus haute, plus nohle, plus parfaite, la vie humaine enfin; alors le petit corps vivant qui n’était homme qu’en puissance, devient, homme en acte, et commence de s’appeler fœtus humain. Telle est la vérité ; et l’adage Aristotélicien subsiste toujours : « prius generatur animal quant homo l. »

Le P. Liberatore, parlant des raisons que l’on fait valoir en faveur de l’opinion opposée à celle d’Aristote et de S. Thomas, dit : « Je crois pouvoir m’engager, sans témérité, à faire voir clairement qu’aucune n’est rigoureuse. » — Il n’est pas douteux que le savant écrivain ne réussît sans peine à le faire voir des raisons qu’on vient de lire. Mais il est juste de reconnaître aussi que les arguments de S. Thomas ne sont pas davantage démonstratifs.

« Dans cette question, dit le cardinal Zigliara, une chose doit être tenue pour certaine, d’après les données de la physiologie, à savoir : que le fœtus est vivant et animé dès la conception. Quant

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