‹ L'ame humaineChapitre 154 sur 203 · I. V. P. Liberatore, Il composlo umano, p · texte numérisé non relu

I. V. P. Liberatore, Il composlo umano, p

à dire s’il est animé tout de suite par l’âme raisonnable, ou par un principe de vie organique d’abord, qui serait suivi d’uneâme sensitive, l’âme pensante arrivant Ja dernière et remplaçant les deux autres, l’on ne peut rien affirmer de certain à ce sujet. Il y a des raisons probables pour le oui et pour le non : mais pas une raison démonstrative en faveur de l’un ou de l’autre l. »

J’avoue que je ne vois pas d’avis plus sage à émettre, et que je ne saurais rien dire de plus sur cette question.

Résumons ce que nous avons pu découvrir jusqu’ici sur l’origine do nos âmes :

Elles viennent de Dieu. C’est Dieu qui crée les âmes humaines ;

Il ne les a point créées dans l’éternité, mais dans le temps ;

Dans le temps, il ne les crée point avant l’neure où elles doivent animer un corps, mais à ce moment-là même, moment que lui seul connaît avec certitude.

L’homme, du reste, prête à Dieu son concours dans ce grand ouvrage de la formation de l’être humain. Il prépare, dispose et amène la matière au point où, entre elle et l’âme humaine, il existe une telle convenance, une telle proportion, que l’union de l’une à l’autre suitparune loi nécessaire.

A cela se borne l’action de l’homme.

Stimma philo 'opliica, t. II, p. 211, Ge cdit.

Aristote, dans son Traité sur la génération des animaux, a exprimé cette doctrine en quelques mots vraiment sublimes. Après avoir montré que les âmes des bêtes, ne pouvant subsister indépendamment du corps, sont engendrées avec le concours immédiat de la matière et par semence, il observe qu’il n’en saurait être ainsi de l’ànio humaine ; et que, comme elle est une forme subsistant par soi et non par le corps, ainsi elle n’est pas éduite de la matière. Reste donc, ajoute-t-il, que l’esprit seul, Ae’.tcetx'. ce tov voïïv ;j.5vov, vienne à lamatière du dehors, OupaOsv è-e'.c-.évx'., etque seul il soit divin, y.od Oe'.ov e-vat govov l.

Nous pourrions finir ici notre chapitre, et dire tout de suite : que la nature de l’âme humaine ayant été, au commencement, ce qu’elle est aujourd’hui, la première âme d’homme qui entra dans le monde dut avoir la même origine que celles qui arrivent à l’existence aujourd’hui. Mais les idées transformistes ont tellement préoccupé les esprits dans ces dernières années, que je ne me crois pas permis de passer si légèrement, et que je crois devoir accorder au moins quelques instants à l’examen d une théorie que beaucoup peuvent regarder comme sérieusement compromettante pour notre doctrine. Parlons donc un peu de transformisme.

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