Somme théologique , p. I, q. XC, art
c’est que l’hypothèse est simple et naturelle, tandis que celle des Créateurs répugne à notre intelligence. Il nous est , en effet, impossible de comprendre et d'admettre une création l. » L’aveu est précieux à plus d’un titre. Mais ce que je veux seulement en relever, c’est que les sciences naturelles 11e sont pour rien dans celte préférence donnée au transformisme sur la création. Les savants que nous avons pour contradicteurs rejettent la création et admettent le transformisme, non pas au nom des sciences physiques, mais au nom des principes métaphysiques. « La création est impossible à concevoir , disent-ils ; donc, elle n’a pas eu lieu. »
Des savants d’aujourd’hui, croyant prendre en défaut saint Augustin, Albert le Grand et saint Thomas d’Aquin, sur le terrain métaphysique! Cela 11e laisse pas d’être piquant. Quoi qu’il en soit, que messieurs les Savants me permettent de leur dire simplement, pour le quart d’heure, que,sur ce terrain de la métaphysique, nous ne les craignons point; bien plus, que nous les y provoquons; bien plus, qu’ils y seront battus.
En attendant leurs objections, nous nous souviendrons, nous spiritualistes, que notre âme est divine, afin de respecter toujours en elle ce caractère sacré. Mais en nous souvenant qu’elle vient de Dieu, nous penserons qu’elle doit retourner à