S. Thomas, p . I, q.7 , a
leur, à toute heure, conclut de l’homme à l’animal, ou de l’animal à l’homme, en toute sécurité et en toute vérité, sans jamais craindre, sans jamais recevoir des faits un démenti.
Dire, après cela, que les animaux ne vivent pas tout aussi réellement que nous, c’est quitter la raison pour la fantaisie. Comme donc tout ce qui vit, vit par une âme, on ne peut refuser une âme aux animaux.
Descartes prétendait bien qu’ils n’étaient que des « automates, ou machines mouvantes 1 ». Tous leurs mouvements s’expliquent, suivant lui, par la seule action mécanique des objets sur leurs organes. Mais l’on a très bien répondu qu’il n’y a point de proportion entre l’action mécanique des objets et les divers mouvements que nous voyons exécuter aux animaux. Par exemple, quelle proportion y a-t-il entre un fouet qui claque, et le mouvement d’un cheval qui se met à tirer une charrette? Et pourquoi ce cheval, s’il rencontre un fossé, va-t-il s’arrêter court? Il devrait marcher quand même, d’ après cette loi de mécanique : qu’un corps, mis en mouvement, se meut suivant la même direction et avec la même vitesse, tant qu’il n'est pas arrêté ou détourné par un autre corps.
Quant à, l’objection de Descartes, que nous ne pouvons sûrement attribuer la vie et la sensation