‹ L'ame humaineChapitre 184 sur 203 · L'A MR II LIMA!. \ R · texte numérisé non relu

L'A MR II LIMA!. \ R

L’honorable professeur de l’Ecole d’anthropologie, que vous entendiez, il y a un instant, discourir sur la raison du chien, semble accorder la supériorité au singe. En tous cas, il soutient que mille faits, dans la vie de ce dernier, établissent invinciblement qu’il est animal raisonnable. Et il indique même une étude spéciale, écrite par un homme des plus compétents sur la matière où la démonstration en est faite d’une façon décisive.

Vous comprenez avec quel empressement je me suis procuré cetteétude et en ai prisconnaissance. Mais j’avoue qu’elle m’a fait éprouver une déception; car l’auteur prouve longuement tout ce que j’accorde, et ne dit rien pour établir ce que je nie. Voici, en effet, à quoi se résume tout ce qu’il a observé de plus merveilleux dans ses quadrumanes :

1° Les singes manifestent un attachement extrême pour leur maître; 2°* ils sont très irascibles; 3° avec le temps, ils deviennent plus prudents et plus roués; 4° ils reconnaissent un objet qui leur fait peur, même sous forme de dessin; 5° ils saisissent que certains mots désignent certains objets; 6° ils lisent sur la physionomie humaine la colère oula satisfaction; 7° ils ont la passion du nettoyage; 8° ils défendent comme une propriété

animaux » : « Ita quod videniur aliquid habere rationi simile. » De animalib., lib. XXI, tractat. I, c. m.

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