Voirie chapitre troisième
gente. Elle n’a, nous l’avons vu, que des operations de l'ordre empirique, des opérations qui toutes s’accomplissent dans un organe. Elle dépend du corps dans toute l’étendue de son acti- <1 vité, et ne manifeste rien par où elle le dépasse; donc elle en dépend dans toute sa nature et dans tout son être, et n’est point spirituelle.
Je n’insiste pas, de crainte que vous ne m’accusiez de me répéter; et je passe tout de suite à cette autre différence fondamentale qui existe entre l’âme de l’homme et celle de la bête, au point de vue de l’origine.
Le principe, il vous en souvient, sur lequel nous nous sommes appuyés, en traitant de l’origine de l’âme humaine 1, a été celui-ci : L’origine d’un être doit répondre à sa nature ; son mode d’ar- . river à l’existence à son mode d’exister. La nature de l’être qui est produit à l’existence est, en effet, à l’action qui le produit, comme le terme est au chemin qui y mène. Or, le terme n’est tel, que parce qu’il termine le chemin, et que, par conséquent, l’un est en rapport et en proportion avec l’autre. La conclusion qui ressort immédiatement de là, c’est que l’âme de l’animal, dépendant entièrement du corps dans tout son être, arrive à l’existence dans la même dépendance du corps. . j est, par conséquent, produit, du même coup que. lui, par la même action organique : la génération.