‹ L'ame humaineChapitre 193 sur 203 · Somme théologique, p. Ir q. xc, a · texte numérisé non relu

Somme théologique, p. Ir q. xc, a

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L’âme humaine est immortelle, l’âme de l’animal est mortelle.

C’est pourquoi nous redirons volontiers, avec l’illustre Savant que j’ai eu le regret de combattre au commencement de celte leçon : « L’homme diffère de l'animal tout autant et au même titre que celui-ci diffère du végétal : à lui seul, il doit former son règne, le règne homme ou le. règne humain l. »

Pour terminer, qu’il me soit simplement permis, revenant sur l’idée fondamentale de ce chapitre, de formuler un vœu : c’est que tous les hommes, puisqu’ils sont sûrs, eux du moins, d’avoir la pensée et la raison, vivent toujours comme la raison prescrit de le faire.

Ce sera la meilleure preuve que la vie intellectuelle et la vie animale sont irréductibles; et ce sera, en outre, un excellent moyen, disent les plus sages, de ne jamais être tenté de croire, qu’entre l’homme et la bête il n’existe pas une différence essentielle, un infranchissable abîme.

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