I. Il, p
LES PREUVES DU' MATÉRIALISME * SI
« Les. jugements, les idées et les raisonnements, dit-il, forment la totalité de notre pensée. Le raisonnement résulte de l’idée, l’idée du jugement, le jugement de l’observation par les sens. Mais l’observation par les sens est la perception de l'impression que fait sur nos nerfs un mouvement matériel qui se propage jusqu’au cerveau.
« La pensée n’est donc qu’un mouvement de la matière1. »
L’apparition du Kreislauf des Lebens fut saluée avec un véritable enthousiasme. L’esprit humain est si désireux de connaître le dernier mot des phénomènes de l’univers, qu’il acclame, comme d’instinct, tout ce qui semble devoir lui en donner la clef. L’admiration pour ces idées ne lit que s’accroître, à mesure que la. grande loi d'équivalence des forces physiques s’accrédita par les travaux des savants Français et Anglais, particulièrement de M. Herbert Spencer. Quelle satisfaction de tout expliquer par une seule loi! de voir le mouvement matériel, simple vibration moléculaire d’abord, remonter par les fibres nerveuses jusqu’au cerveau, y devenir une perception, laquelle devient une volonté, laquelle, à son tour, par la contraction musculaire, nous ramène au mouvement, à la vibration initiale!
Et puis, il faut tout dire, Moleschott, à un moment, se ressouvenant qu’il fut autrefois disciple