‹ L'ame humaineChapitre 24 sur 203 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

V. plus haut, p

Voici en quels termes l’illustre physiologiste français conclut une remarquable étude sur la « Définition de la vie 1 ».

« Le germe préside encore à l'organisation de l’être en formant, à l’aide des matières ambiantes, la substance vivante, et en lui donnant les caractères d’instabilité chimique qui deviennent la cause des mouvements vitaux incessants qui se passent en elle. Les cellules, germe secondaire, président de la même façon à l’organisation cellulaire nutritive. Il est bien évident que ce sont des actions purement chimiques; mais il est non moins clair que ces actions chimiques, en vertu desquelles l’organisme s’accroît et s'édifie, s’enchaînent et se succèdent en vue de ce résultat qui est l’organisation et l’accroissement de l’individu animal ou végétal. Il y a comme un dessin vital qui trace le plan de chaque être et de chaque organe, en sorte que, si, considéré isolément, chaque phénomène de l'organisme est tributaire des forces générales de la nature, pris dans leur succession et dans leur ensemble, ils paraissent révéler un lien spécial ; ils semblent dirigés par quelque condition invisible dans la route qu’ils suivent, dans l’ordre qui les enchaîne. Ainsi, les actions chimiques synthétiques de l’organisation et de la nutrition se manifestent comme si elles étaient dominées par une force impulsive gouvcr-

Page 1