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Leçons sur l'homme. 2e édit , p

LES PREUVES. DU MATÉRIALISME

par s; aviser (|ue ce principe, s'il continuait à l’appliquer en pareille matière , le conduirait à des conclusions exorbitantes; à celles-ci, par exemple : qu’il n’est pas naturellement impossible, l'exception confirmant la règle, qu’un homme sans tête parle, et .qu’un homme sans jambes marche.

Il ne pouvait pas davantage alléguer que, peutêtre, par. suite de l’àge, le cerveau du fameux tribun s’était rétréci.

Il est vrai que notre aimable voisin avait encore la ressource de dire, qu’au temps qui court, en France, être président de la Chambre ou chef de Cabinet, « ce n’est pas précisément une preuve de développement intellectuel extraordinaire. »

En résumé, toutes ces observations que l’on a faites, sur les rapports du cerveau et de la pensée, sont bien peu sûres et fort contestables. Messieurs les Matérialistes le savent bien, et Tardent M.Vôgt le sait nneuxque personne, lui qui aécrit ces paroles : « On affirmait autrefois que le cerveau del’homme est pluspesant que celui d’aucun autre animal. Cette hypothèse est fondée, relativement à la plupart des animaux; mais, dès qu’on étudie les intelligents colosses du règne animal, l’éléphant et les cétacés, on acquiert bientôt la preuve du peu de valeur de cette proposition. Ilne faut donc plus pensera considérer l’homme comme celui de tous les animaux qui possède le cerveau le plus pesant. Les défenseurs de cette hypothèse, vaincus sur cepoint, ont voulu lui attribuerai! moins

10 cerveau le plus pesant, relativement au poids du corps. Le poids du corps humain est, en moyenne, au poids du cerveau comme 37 : 1, tandis que, chez les animaux réputés les plus intelligents, la proportion est ordinairement comme 100 : 1. Mais si les géants de la création contredisent la première hypothèse, les nains de la création infirment la seconde. On observe, en effet, chez la plupart des petits oiseaux chanteurs, comme rapport des poids du cerveau au poids du corps, des chiffres beaucoup plus favorables que le chiffre normal humain, et les petits singes américains offrent, sous ce rapport, un poids cérébral proportionnellement beaucoup plus considérable qu’il n’est chez le roi de la création l. »

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