De l'Enlendement humain, liv. II,- c
déterminée : cette forme ne donne pas à l’or l’être premier, mais un être secondaire, un simple mode. Autant faut-il en dire du mouvement, de la température, de la position, de la couleur. La substance, c’est ce qui est par soi et pour soi, le vrai être : toov; l’accident, c’est ce qui est dans un autre et pour un autre : ovtoç ov.
Eli bien ! dans quelle catégorie placerons-nous l’âme humaine, dont nous ne savons encore qu’une chose, c’est qu’elle est cette réalité intime et foncière d’où notre connaissance, et principalement notre pensée, procède?
Est-elle substance? Est-elle accident?
A cette question, la réponse est encore facile, et nous arrêtera d’autant moins, que le matérialisme ne met pas là sa difficulté, et qu’il ne se sent pas visé, ni atteint par notre doctrine, tant qu’elle se réduit aux termes généraux où nous allons larenfermer. Vous accorderez bien que, par sa nature, l’homme est un être pensant. Sans doute, vous ne tenez pas, comme Descartes, que toute la nature de l’homme est de penser. Vous ne diriez pas comme le grand homme : « Je ne suis donc, précisément parlant, — ce « précisément parlant » est admirable! — qu’une chose qui pense, c’est-à-dire un esprit, un entendement ou une raison l.