CHAPITRE QUATRIÈME l’ame raisonnable et la vie organique dans l’homme
Sommaire. — La vie organique suppose nécessairement qu’il existe, dans le vivant, un principe constitutif supérieur aux forces physiques et chimiques.
Quand le philosophe a démontré qu’il existe dans l’homme, outre l’élément matériel, une âme spirituelle, il se trouve immédiatement en face d’un grand problème : celui de savoir quel genre de rapports subsistent entre ces deux parties de l’être humain, ce qu’elles se doivent l’une à l’autre, quel est l’apport précis de chacune d’elles, dans la formation du merveilleux composé qui résulte de leur union. Aussi, après avoir prouvé que cette réalité simple et spirituelle que nous appelons l’âme est en nous le principe premier de la connaissance, et tout particulièrement de la connaissance intellectuelle *, nous trouvons-nous naturellement amenés â rechercher si cette âme, comme elle estle premier principe de la perception et de la pensée,