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est encore le premier principe de la vie; car nous vivons une vie organique, tout aussi réellement que nous vivons une vie intellectuelle.

Ces deux vies sortent-elles de la même source, l’âme pensante? ou bien, laissant à l aine la perception et la pensée, devons-nous croire que le ; corps tient la vie des seuls éléments matériels qui entrent dans sa constitution? ou mieux encore, ne faudrait-il pas admettre, entre le corps et lame, une réalité intermédiaire, dont le rôle serait do constituer le corps vivant, et qu’on appellerait, en conséquence, le principe vital? Tel est le nouveau problème qui se pose devant nous, à cette heure, et que nous voudrions essayer de résoudre.

A la façon dont s’expriment certains auteurs, l’on pourrait s'imaginer que cette question tient tellement au fond du spiritualisme, que le sort du spiritualisme en dépend. « Croit-on, dit un savant professeur du Collège de France *, que le fait vital est essentiellement spécifique, irréductible aux faits de la nature physique ou inanimée, on est spiritualiste; croit-on, au contraire, quclesphénomènes vitaux peuvent être ramenés à tous les autres phénomènes del’ordre naturel, ouest matérialiste. » Ce langage n’est pas rigoureusement exact. La vraie question du spiritualisme, nous avons déjà eu l’occasion de le dire 1 2, consiste à savoir si, oui

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