Cursus philosophions, de Anima, quæst. III, art
LE PRINCIPE VITAL
avec une remarquable, précision de termes que la vie organique en a besoin pour son œuvre; et qu’elle s’en sert comme d’instruments ou d’auxiliaires ( mimstrantes ), qui, sous son action, produisent des effets où par eux-mêmes ils ne sauraient atteindre L Albert le Grand a même, au second livre de sa Physique-, un passage où cette doctrine est mise en si belle lumière qu’il mérite d’être placé sous les yeux de nos savants : <i Les forces de la nature (chaleur, etc.), dit-il, sont au principe de vie, ce qu’est la llèche à la" main de l’archer. Ce n’est pas à l'archer que la flèche doit de pouvoir blesser et de déchirer; elle ne le doit qu’à sa pointe, pr opter dcumcn sut teli; mais c’est l’archer qui lui donne de frapper à cet endroit plutôt qu’à cet autre, celui-ci plutôt que celui-là. De même les forces de la matière, dans les vivants, ne reçoivent pas de l’àme le pouvoir de produire dans la nature tous les changements qu’ils y produisent : ce pouvoir, elles l’ont d’elles-mêmes. Mais c'est l ame qui fait aboutir leurs actions au terme réclamé par les natures spécifiques des vivants, « ad fines determinatarum specierum 1 2 3. »
Défaits sur la thèse générale du prétendu anta-