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Leçons sur les Phénomènes de la vie, t. Il, P

c’est-à-dire de l’être en activité vitale. Aucun acte, en effet, parmi ceux qu’exécute l’organisme, ne présente à un égal degré ces deux attributs fondamentaux : l’universalité et la continuité. Le phénomène respiratoire est universel, en ce qu’il se retrouve chez tous les êtres et dans toutes leurs . parties jusqu’au plus petit des éléments ayant figure : il est continu,- c’est-à-dire -qu’il ne saurait subir d’interruption sans entraîner ipso facto la. suspension de la vie elle-même l. »' Donc, tout vivant, animal ou plante, respire. Tous les êtres, il est vrai, ne sont pas doués du même appareil fonctionnel : parfois, c’est l’air qui va au-devant des éléments anatomiques dans les tissus, comme dans les végétaux, où l’air pénètre à travers les stomates des feuilles et circule dans la plante: d’autres fois, et c’est le cas des cellules du sang, ce sont les cellules qui se déplacent dans l’organisme pour venir au contact de l’air : de même, si la plupart des vivants s’emparent de l’oxvgène libre, d’autres (comme les anaérobies de M. Pasteur) s’emparent de l’oxygène combiné; mais si l’on écarte tous les accessoires du phénomène qui peuvent se rencontrer variables d’une espèce à l’autre ou d’un règne à l’autre, et si, ne considérant que ce- qui en est l’essentiel, on le réduit à l’action de l’oxygène sur l’élément anatomique et à l’usage que celui-ci en fait, la respiration appa-

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