Phénomènes de la vie, II, p. 16, p. 275 et p
res, de tous les détails secondaires de mise en scène, consiste essentiellement dans ce fait que l’organisme prend au monde extérieur et s’approprie les substances qui lui sont nécessaires pour développer .ses parties et réparer ses pertes continuelles. Mais l’appropriation de ces substances par le vivant ne peut se faire, que si elles ont pénétré dans le milieu intérieur nourricier; et par ailleurs, elles ne peuvent y pénétrer, que si elles ont été mises dans un état qui le leur permette. Les substances nutritives doivent donc être -d’abord préparées, puis absorbées, enfin assimilées et mises en place pour faire partie intégrante des tissus. Par conséquent, la nutrition présente trois moments ou tr.ois phases essentielles distinctes : la digestion proprement dite, 1 absorption, l’assim dation.
Or, en ces trois phases, il n’est pas un détail, reprennent triomphalement les An ti \i ta listes, que nous ne puissions expliquer par la physique ietla chimie. Voyez la digestion : c’est une simple opération chimique. L-’estomac n’est pas autre chose qu’une « cornue, dans laquelle les substances mises en contact se décomposent, se combinent, etc., conformément aux lois générales de l’affinité chimique. Un poison qui est entré dans l’estomac peut y être neutralisé par les remèdes chimiques, comme si ce procédé avait lieu dans un vase quelconque, et non dans l’intérieur de l’organe1 ».