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V. Béclard, Physiologie , I, p. 183, 7e édition

lymphatiques, doivent y pénétrer, tout ensemble, par irnbibition, par diffusion et par osmose. Elles y pénètrent aussi par pression : car, ces matières liquides se trouvant, en plusieurs endroits, comme emprisonnées dans les anses intestinales sans issue, et poussées contre les parois du tube digestif par les contractions de la tunique musculaire de 1 intestin, ne peuvent manquer de s’introduire dans la .substance molle et spongieuse des villosités intestinales. Quant aux matières grasses, qui ne pourraient y pénétrer seules, elles y entrent avec les autres matières liquides, qui entraînent avec elles la graisse émulsionnée suspendue dans leur masse et qui était demeurée, grâce à sa nature, réfractaire à l’osmose.

Une fois entrées dans les vaisseaux, tant chylifères que lymphatiques, la contraclilité de ecsvaisseaux et le système de valvules-soupapes dont ils sont pourvus déterminent d’abord leur mouvement, et ensuite leur direction fixe vers les conduits du sang, avec lesquels ces vaisseaux s’abouchent directement; et, de la sorte, les divers produits de la digestion se trouvent versés et emportés dans le grand torrent de la circulation sanguine l.

Cette circulation, du reste, qui permet au sang de convoyer aux diverses parties de l’organisme les principes nécessaires à leur entretien et à leur réparation, s’explique le plus simplement du

1. V. dans Béclard tout l’intéressant chapitre de l'absorption, 1, p. 183-212-

LE PRINCIPE VITAL

inonde, par la propriété contractile du cœur et la conformation de l’appareil circulatoire.

Le cœur est un muscle. Connue tel. il possède un tissu charnu constitué par des fibres qui ont la propriété de se raccourcir, c’est-à-dire de se contracter. « Or, la physiologie générale comprend très bien qu’une substance soit contractile en vertu des propriétés inhérentes à sa constitution physique et chimique 1 . »

Par ailleurs, « quand les libres musculaires sont disposées de manière à former un muscle allongé, dont les deux extrémités viennent s’insérer sur deux os articulés ensemble, l’eflet nécessaire de la contraction ou du raccourcissement du muscle est de faire mouvoir les deux os l’un sur l'autre, en les rapprochant. Mais quand les fibres musculaires sont disposées de manière à former les parois d’une poche musculaire, comme cela a lieu dans Je cœur, l’effet nécessaire de la contraction du tissu musculaire est de rétrécir et de faire disparaître plus ou moins complètement la cavité, en expulsant le contenu. Cela nous fera comprendre comment, à chaque contraction des cavités du cœur, le sang qu’elles contiennent se trouve expulsé suivant une direction déterminée par la disposition des valvules on soupapes cardiaques. Quand l’oreillette se contracte, le sang est poussé dans le ventricule, parce que la valvule auriculo-

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