Phénomènes de la vie, I, p. 193, T. p. 316 et s
2. Il existe un autre procédé de division cellulaire beaucoup plus compliqué : c’est la division indirecte, étudiée de nos jours sous le nom de karyokinèse, par Flemming, Strasburger, Carnoy. Gomme elle ne présente point, par rapporté notre thèse, I d'intérêt particulier, je m’abstiens de la décrire. — Note due à la communication de plusieurs leçons encore inédites, qu’a bien voulu me faire M. le Dr J. Tapie, agrégé près la Faculté de médecine de Montpellier, professeur à l’Ecole de médecine de Toulouse, auteur de l’ouvrage : Travail et chaleur musculaires.
LE PRINCIPE VITAL
des membres apparaissent. Enfin, voilà l’être parfait. De la petite masse informe primitive, delimpcrceptible ovule fécondé, est sorti et s'est construit, pièce à pièce, organe par organe, ce grand et bel être que nous avons devant les yeux.
Cependant, il faut le reconnaître, tout ne se fait pas toujours aussi aisément qu’on pourrait le croire à nous entendre ainsi parler. Souvent, la cellule primitive doit accomplir son œuvre de nutrition dans des circonstances défavorables. Parfois, le milieu lui refuse les éléments qui lui seraient nécessaires, ou les lui présente dans un état réfractaire à l’absorption ; en d’autres cas, il lui dispute l’espace; et, de la sorte, elle se trouve entravée dans la double synthèse chimiqueot morphologique où se résume son œuvre. N’importe; elle n’en poursuit pas moins son ouvrage; et l’obstacle qu’on lui oppose ne fait que mieux éclater l’énergie de ses tendances spécifiques, et l’étendue de sa puissance et de ses ressources. Contre le manque de matériaux, elle se défend en faisant appel aux réserves préalablement emmagasinées dans l’organisme1 ; le dedans lui fournit ce que le dehors lui refuse : si les aliments sont impropres à la nutrition, elle les désagrège et leur fait subir des transformations compliquées; si l’espace la gène, elle modifie le type de l’ètre qu’elle façonne, juste à l’endroit et dans la mesure des