‹ L'ame humaineChapitre 71 sur 203 · Leçons sur les phénomènes de la vie, I, p · texte numérisé non relu

Leçons sur les phénomènes de la vie, I, p

4. Discours sur la Conception mécanique de la vie, au congrès des naturalistes Allemands, 18GG.

L’AMÊ HUMAINE

le comble de l'abus en fait de comparaison, et peut-on contester que ce ne soit là une tentative indigne de la science sérieuse 1 2 ? »

11 reste donc prouvé par la nutrition prise au sens restreint, comme nous venons dele faire, que le vivant se distingue du minéral par des caractères propres, et qui n’ont pas d’ analogue en dehors de l’organisme, suivant l’énergique expression qu’employait tout à l’heure M. Çl. Bernard.

Mais la nutrition peut être entendue dans un sens plus large, et qui va nous fournir une confirmation magnifique de la thèse que nous soutenons. Aristote avait déjà dit : C’est la même puissance de l’âme qui nourrit et qui engendre : H ocjty] cûvajj.'.ç tyjç Opeirïr/.f] y.at ysvveTty.y- A La science contemporaine parle comme Aristote; et au lieu de désigner seulement, par ce mot de nutrition, l’acte ou la faculté spéciale d’entretenir et de réparer l’organisme, elle entend une fonction complexe, dontl’effet est d’abord de faire subsister le vivant, ensuite de le faire croître, enfin de le reproduire, de le faire revivre dans un autre être, tout semblable à lui.

D’un certain point de vue plus général, en effet, nourrir et engendrer c'est une môme chose. Pour le comprendre, revenons à la cellule primitive ; car c’est là qu'il faut toujours revenir pour em-

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