Ibid., p
AME PENSANTE ET VIE ORGANIQUE 213
la puissance d évolution immanente de l’ovule. » Mais quand il s’agit de caractériser un peu la nature île cette force, le grand physiologiste hésite ; il se trouble comme en face d'un fantôme, et s’exprime en termes tels, qu’on ne sait plus si cette force est autre chose qu’un mot, ou une fiction de notre esprit.
« En disant que la vie est Y idée directrice ou la force évolutive de l'être , nous exprimons simplement Y idée d’une unité dans la succession de tous les changements morphologiques accomplis par le germe depuis l’origine jusqu’à la fin de la vie. Notre esprit saisit cette unité comme une conception qui s’impose à lui, et il l’explique par une force ; mais l’erreur serait de croire que cette force métaphysique est active à la façon d'une force physique. Celte conception ne sort pas du domaine intellectuel , pour venir réagir sur les phénomènes pour l’explication desquels l’esprit l’a créée; quoique émanée du monde physique, elle n’a pas d’effet rétroactif sur lui. En un mol, la force physique évolutive, par laquelle nous pouvons caractériser la vie, est inutile à la science, parce que, étant en dehors des forces physiques, elle ne peut exerce r aucune influence sur elles h »
Comment croire quo c’est le même homme qui écrivait, juste à la page précédente1 2, ces paroles :