Aristote, de l'Ame, liv. II, cliap. v
tout le vivant. Lasynergie vitale ne se conçoit que parce que, sous les manifestations les plus diverses, existe toujours le même fonds de vie, d’où tout procède, et où tout s’unifie. Mais un principe étendu et doué de parties ne peut se trouver ainsi partout présent, ni pénétrer toutes les régions du vivant à la fois. Le principe vital n’est donc pas seulement un, mais indivisible et simple; et non pas seulement indivisible et simple comme le point mathématique, le point de jonction de deux lignes, par exemple, lequel est nécessairement circonscrit à l’endroit de l’étendue qu’il termine, mais indivisible et simple comme les réalités qui non seulement n’ont point d’étendue, mais de plus ne sont pas réductibles à l’étendue et appartiennent à un autre genre d’êtres1.
D’après cela, toujours la vraie philosophie condamnera ces théories ou ces formules d’après lesquelles le corps vivant, la plante, l’animal , l’homme même, ne serait qu’une colonie de cellules, une résultante d’éléments anatomiques, un polypier ou un essaim en grappe de cellules vivantes 2.
Toutes ces théories et ces formules, en elfet, ne tiennent pas devant la .considération approfondie de l’unité vitale, et surtout, quand il s’agit de l’homme, devant le témoignage de l’unité du moi. « La vie, écrivait Flourens, n’est pas seulement