Larges, la Vie, pp. 27 et s
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une collection de propriétés ; et, sans sortir des conditions précises démontrées par l’expérience, il est visible qu’il faut ici un lien positif, un point central... une force générale et une, dont toutes les forces particulières ne sont que des expressions diverses L »
L’unité du principe vital n’est pas davantage infirmée par l’objection tirée de la divisibilité de certains vivants : les polypiers de Trembley, la naïade de Charles Bonnet, le limaçon à coquille et la salamandre d’eau douce de Spallanzani, elc. Di visez un polype, vous obtenez deux polypes. Donc, poursuivent les Antivitalistes, la vie se divise, et le principe vital n’est pas simple. — Mais c’est conclure trop vite. Il faudrait prouver qu’il n’y a pas d’autre explication possible. On ne le prouve pas. Qui m’assure, par exemple, que ce n’est pas une loi de nature « lex imita » à ces êtres placés aux derniers degrés de Péchelle animale, de procurer la conservation de leur espèce par un double procédé de génération, l’un ordinaire, l’autre extraordinaire et violent: et que ces sortes d’êtres, développant toute leur énergie conservatrice sous le coup qui les frappe, ne se reproduisent pas en autant d’individus que l’on fait de morceaux capables d’être les sujets d’une nouvelle existence? Si la chose se passe ainsi, je l’ignore : mais elle peut se passer ainsi. Et cela suffit pour que l’objection ne porte plus.
1. De la Vie et de l'Intelligence, lrc partie, p. 159 et p. !>7.
Les fameuses expériences de MM. Bert, Yulpian, Brown-Séquard, fournissent une objection beaucoup plus spécieuse, et qui embarrassé bien davantage, a première vue. P. Bert greffait la patte d’un jeune rat dans le flanc d’un autre rat adulte : au bout de quelque temps, il se trouvait que le squelette de la patte greffée s’était complètement développé , tout comme si la patte était restée à sa place sur le rat amputé. M. Yulpian enlevait la queue à une lar.ve de grenouille, et, vingt-quatre heures après l'avoir dégagée de son enveloppe, la mettait dans l’eau : cette queue continuait à vivre et à se développer régulièrement, en consommant les granulations vitellines contenues dans les éléments cellulaires situées au-dessous delà peau,pendantdix jours. Enfin M. Brown- Séquard, opérant sur un chien décapité, observait que les irritations de la peau produisaient des mouvements réflexes dans chacun des deux tronçons de l’animal : bien plus, qu’il suffisait de quelques injections de sang chaud, oxygéné et défibriné, dans les artères', pour que le tronc et la tète, devenus inertes, répondissent de nouveau aux excitations. Le rat amputé et sa patte vivaient séparément : la larve de grenouille ét sa queue, aussi; la tête et le corps du chien, aussi. Yoilà donc notre principe vital divisé, par conséquent divisible, et non plus, comme nousde prétendions, indivisible etsimple.
M. Yulpian a -très habilement fait valoir ces
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fails, et- Ton a pu se demander un instant si le vitalisme saurait que répondre. Mais le vitalisme a répondu, 'et a montré qu’il n’était pas aussi embarrassé de l’objection qu’on le pouvait croire.
« M. Yulpiail, remarque très justement et très finement M. F. Ravaisson, dans ses savantes ■Leçons, sur la Physiologie du Cerveau, combat le principe vital... M. Vulpian, d’autre part, n’ignore pas ce qu’on a dit et ce qu’on peut dire de l’unité vitale, du concert évident des fonctions et de ce qu’il nomme lui-même, quand il s’agit de la régénération d’un organe, « une sorte deconspiration de tous les éléments, » mais il se borne à en dire que « c’est là un fait profondément obscur, et que pourtant il faut admettre ». 11 n’examine point si ce fait ne détruit point sa théorie 1 . » C’est qu’effectivement il la détruit; car, affirmer l’unité de l’activité vitale, c’est reconnaître l’unité, F indivisibilité, la simplicité du principe de vie premier et radical, puisqu’il est constant que, si le premier principe de vie était, de soi , divisible en parties, il ne serait plus le principe- premier et radical de l’unité vitale, et qu’en aucun genre, comme nous l’avons dit, l’un ne peut -avoir le multiple comme cause directe et propre.
On ne manque pas de répartir, il est vrai, que, si l’unité de vie suppose l’unité et la simplicité