De Juventute, c. n, et de Animâ, lib. II, c. n
2. Flourens, de laViëet de l’Intelligence, irc -partie, chap. 5.
4. Ranime .théologique, I, q. cxix, art. i, et q. lxxyi, art. 3.
AME PENSANTE ET VIE ORGANIQUE 231
Cela étant, il apparaît tout de suite que Famé raisonnable peut être, on nous, le principe de vie organique. Car elle est, ainsi que nous l’avons démontre une réalité substantielle, simple et indivisible, capable \ de pénétrer et d'unifier le corps : de plus, elle doit pouvoir lui conférer la vertu de se nourrir, de se développer et de se reproduire; car, étant, d’une nature supérieure au principe vital de la plante et de l’animal, elle doit en posséder éminemment les propriétés, et pouvoir faire ce qu’ils font, d’une manière même plus parfaite, « quodam excellent i.ori modo, t Telle est, en effet, 'comme l’a fort bien observé Aristote 1 2, la loi qui préside à l’ordre hiérarchique des-êtres, dans la nature, que les plus élevés possèdent, en fait de perfection et de pouvoir, tout ce qui appartient aux êtres inférieurs, avec quelque chose déplus. Ainsi laplanle possède l’être comme la pierre, et de plus la vie ; ainsi l’animal possède l’être et la vie comme la plante, et de plus la sensibilité. Ainsi l’àme raisonnable doit posséder l’être comme la pierre, la vie comme la plante, la sensibilité comme l’animal, et de plus elle possède l’intelligence. Et c’est pourquoi, avec sa très simple et très unique nature, elle peut, à elle seule, ce que peuvent séparément toutes les autres formes, c’est-à-dire donner l’être et la vie en même temps que la sensibilité et la pensé-e.