De Animâ, lib. I, tractat. n, c. xvi
AME PENSANTE ET VIE ORGANIQUE
vous les parties du corps lui-même et les rédui-
lion du corps, mais nous l’avons vu, c’est le produit, c’est l’œuvre de la vie. La vie et le corps sont« consubstantiels ». De ce côté, nous avons l’unité; mais comment la faire naître entre le corps vivant et l’àme ? Vous direz que le corps organique est subordonné àl’âme, quelle le meut, lui commande et le dirige. Mais, répondrai-je avec Bossuet : « Le corps n’est pas un simple instrument appliqué par le dehors... L’àme et le corps ne font qu’un tout naturel h » Or, avec votre explication vous faites du corps un simple instrument, et du corps et de l’âme, un tout accidentel et artificiel. Cela ne peut suffire à fonder l’unité delà nature et du moi. Pour en trouver la raison, vous serez donc obligés de recourir à quelque principe supérieur, où viennent se fondre et s’unir les principes de la vie, de la sensation et de la pensée. Mais nous vous dirons alors, avec Aristote : Pourquoi aller chercher si loin ? Pourquoi ne pas dire, du premier coup, que tout se fond et s’unit dans l’âme raisonnable - ? On le voit, l’unité du moi, l’unité naturelle du composé humain s’oppose à ce qu’on admette en l’homme P existence d’un principe vital distinct de Pâme raisonnable, et nous force d’admettre,