Francisque Bouillier, p
À qui s'adressent ces paroles? Qui peuvent-elles atteindre? Stlial et Claude Perrault, qui croientet soutiennent que l’action de l’âme sur le corps ne peut être qu’intelligente et volontaire. Leur animisme exagéré tombe, jel’avoue, sous cette objection. MaisPanimisme de Claude Perraultet de Stlial n’est pas celui de saint Augustin, d’Albert le Grandet desaint Thomas d, l’animisme quenous défendons. Quand nous disons, en elfet, que l’âme est le principe vital, on’a pu le comprendre d’après ce qui précède, nous n’entendons pas l’âme, l’esprit, en tant que faisant acte d’intelligence ou de volonté libre ; nous entendons l’âme en tant qu’elle estime force active, capable de dominer, de gouverner la matière et ses forces, et qu’elle est douée d'énergies multiples autres que celles de l’entendement et du vouloir libre. Suivant nous, l’âme, en sa qualité de forme supérieure, possède éminemment les puissances des forces inférieures, et, le cas donné, produit des effets tels que les produisent, et comme les produisent, ces formes isolées. Ainsi l’âme, comme force vitale, agit, construit et conserve le corps, 'instinctivement, « comme l’abeille fait sa cellule etson miel. Où en serions-nous, si la formation et le jeu de l’organisme, si la vie dépendaient de notre science et de notre vigilance -? » La seconde objection du vitalisme de Montpellier ne
1. Le Principe vital et L’Ame pensante, chapitres VII, VIII et IX.