‹ L'ame humaineChapitre 98 sur 203 · U NOM IN HOMINE PONIT VIT.E PRINÇIPIUM ANIMAM SCILICET RATIONALEM · texte numérisé non relu

U NOM IN HOMINE PONIT VIT.E PRINÇIPIUM ANIMAM SCILICET RATIONALEM

AME PENSANTE ET VIE ORGANIQUE

Mais il est, grand temps de conclure ce long et laborieux chapitre. Nous devions y répondre à deux questions: i° La vie organique, dans l'homme, suppose-t-elle l’existence d’un principe d’ordre supérieur aux forces physiques et chimiques ? 2° Ce principe, supposé qu’il doive être admis, est-il autre que l’âme raisonnable ?

Nous avons répondu affirmativement à la première question, et négativement à la seconde.

Appuyés sur l’expérience vulgaire, Aristote et les Scolastiques disaient : ce qui se nourrit, s’accroîtet engendre, portcdans sanatureun principe supérieur à toutes les forces et propriétés de la matière brute. Au fond, nous n’avons pas dit autre chose; mais l’observation scientifique et la théorie cellulaire des savants modernes nous ont permis de présenter celle preuve sous un nouveau jour et avec une nouvelle force. La science moderne, qui a mis davantage en évidence, par une observation plus rigoureuse etplus pénétrante, l’unité de la vie, nous a aussi fourni le moyen d’établir sur une base plus large l'argument qui démontre qu’en l’homme, l’âme raisonnable et le principe vital ne font qu’un.

L'on a, du reste, bien compris en quel sens nous soutenons Je vitalisme et l’animisme. De

A QUA CORPUS QUOQUE ET MOTUM ET ViTAM OMNEM ET SENSUM ACCIPIAT,

in Dei Ecclesia esse communissimam, nique Docloribus plerisque, et proba/issimis quidem maxime, cum Ecclesi.e dogmate ita vi-

HBKl COXJUNCTAM, UT HUJUS SIT LEGITIMA SOLAQUE V E H A INTERPRE- TATIO, NEC PROIXDE SINE EHROUE IN FIDE POSSIT N EGA RI. »

tout ce que nous en avons dit, il ressort assez clairement qu’il faut être Vitaliste et Animiste , mais pas sans restriction.

U faut être Vitaliste, en ce sens que l’on ne doit pas vouloir expliquer la vie par le jeu ou la simple combinaison des forces physico-chimiques, mais non pas en ce sens que l’on reconnaisse un antagonisme entre le principe vital et ces forces, qui lui servent au contraire d’instruments : pas en ce sens non plus que le principe vital, dans l’homme, soit réellement distinct de l’ànie raisonnable.

Il faut être Animiste : c’est-à-dire reconnaître que l’âme intelligente nous est réellement principe de vie organique; mais il ne faut pas être Animiste jusqu’au point de soutenir ^uc l’àme forme et organise le corps, en faisant acre d’intelligence et de vouloir délibéré.

Le vitalisme et l’animisme sans restriction sont deux erreurs.

Ramenés aux termes où ils sont réduits par la philosophie des écoles du moyen-âge et par la science moderne la plus autorisée, ils expriment une vérité de tous points conforme à l’observation scientifique, au témoignage de la conscience et aux principes rationnels.

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