CHAPITRE CINQUIÈME l’union du l ame et du corps
Sommaire. — L’âme raisonnable est la forme substantielle, Tunique forme substantielle, du corps humain. — Conséquences de cette doctrine.
Comment notre âme est-elle unie à notre corps ? Comment l’esprit et la matière se mêlent-ils dans l’homme? Ce problème, que vous vous êtes sans doute souvent posé, est celui que nous devons résoudre àcettelieure. Cicéron, dans ses Tusculanes, écrivait, à propos de cette question : « Quand je médite sur la nature de l’esprit, ce que je conçois le plus difficilement et ce qui me laisse le plus d’obscurité, ce n’est pas l’état de l’âme échappée de son corps et pénétrant dans le ciel immense connue dans sa vraie demeure, c’est son existence dans la prison du corps, multo difficilior cogitatio mul toque obscur ior1 . » C’est assez dire que nous abordons un sujet tant soit peu ardu. Toutefois, avant de rencontrer le point où nous attend