Entière ; ouvrir son cœur comme à Jésus
IIO l'aME INTiAIfiUBK»
Christ même ; c'est à lui que Ton parle dans la personne de son ministre; un péché, un seul péché grief caché ou dissimulé dans la confession » feroit d'un remède un poison , d'un sacrement un sacrilège , d'un moyen de salut un titre de condamnation; on peut tromper les hommes , mais on ne trompe pas Dieu , on se trompe soi-même.
4** Claire , nette et précise: autant qu'on le peut , dire simplement sa faute , sans faire des histoires , sans y rien mêler d'étranger ; dire ses fautes et non celles des autres; ne point embar^ rasser, embrouiller une confession qui devienl une confusion , un nuage , où ni le confesseur , ni le pénitent ne peuvent s'entendre.
Décente et modeste : comme il convient à la sainteté de l'action , les choses mêmes les plus grièves et les plus coupables doivent être énoncées en termes convenables ; éviter les exprèssions , les images qui peuvent blesser les oreilles et ne pas convenir à la sainteté du sacrement; en un mot , dire ce qui convient» et de la ma^ nière la plus convenable.
Après la déclaration , renouvelez encore vo- ^ acte de contrition ; écoutez avec respect ce
) vous dira votre confesseur , comme si Jésus^
rist vous parloit lui-même»
ou COKDVITE SPIRITUELLE. 111
La Satisfaction»
Ybici dans la pratique à quoi elle engage* 1.* Quand la pénitence est convenable » on
est obligé , sous peine de péché , de racceptér ;
tout au plus représenter» si Ton pense qu'il y ait
lieu de le faire.
2.^ Il faut Taccomplir le plutôt et le plus saintement que Ton peut; si on Ta voit oubliée un jour , la réparer dès qu'on se la rappelle.
5.* Il faut suppléer et ajouter soi-même des pénitences et des satisfactions Convenables ; car ce seroit une erreur et une illusion de penser que quelques prières , quelques pratiques que l'on impose dans le sacrement , suffisent pour expier entièrement nos péchés; chacun doit en son particulier s'imposer soi-même des pénitences proportionnées à la grandeur de ses crimes» et , à l'exemple de saint Paul , accomplir en soi-même ce qui manque à la Passion de Jésus- Chirist , c'est-à-dire , s'en appliquer à soi-même ]e mérite et le fruit par des mortifications propres et personnelles.
4** Ainsi le meilleur moyen de satisfaire pour ses péchés , c'est d'unir le peu que l'on fait aux mérites et aux satisfactions que Jésus-Christ » victime pour nos péchés » a bien voulu offrir pour nous , bien moins dans la vue de nous délivrer de la pénitence» que 4e nous y engager ,
lis L*AME ITSTÉBIBIIBB,
de nous y soutenir, de nous en donner le BAOtIf et l'exemple.
5.** La satisfaction renferme encore l'obligation indispensable de réparer , autant qu'on le peut , les tristes efièts du péché , et dès lors réparation du scandale qu*on auroit donné» réparation de la réputation qii^on auroit blessée» réparation du tort fait au prochain, réparation „ en un mot , de toutes les suites et de tous tes effets que pourroit avoir causés le péché..
Les Confessions générales^
Les Confessions générales méritent une attention particulière ; voici ce qu'on peut dire à ce sujet.
Les confessions générales peuvent être néces^ saires ; elles peuvent être utiles ; elles peuvent être , à certains égards » dangereuses et mêmesnuisibles.
1 .* Elles sont absolument nécessaires forsqu'ba est, assuré d'avoir ou caché, ou dissimulé quel*
*péché, ou manqué de dispositions dans les* fessions précédenles. C^est aroi:s une nécés^
; indispensable de faire une confession gébérafe, depuis le temps où l'on croit être dans cetriste état de conscience..
s.^ Elles peuvent être utiles dans dé certaine»* circonstances. : par exemple, dans un jubilé,, une retraite , un changement d'état; ou Ibrs*-
Ot) CONDUITE SPIBÏimriLLB. Ilîl
^u'on se sent plus spécialement attiré de Dieu » et résolu d'entrer dans une yie plus retirée'; plus chrétienne : on peut alors faire une con^ fession générale pour' se mettre plus eu état de recevoir ks grâces de Dieu, et de snivre rattrait intérieur qui çollicite et qui presse. Maik en ce point on ne doit ri^n faire de soi-biêmé et sans le conseil de celui qui nous tient la pkce de Dieu.
3.^ Elles peuFent être dangereuses et même nuisibles , si on 6'ex{>ôse â lés faire sans rais<>n » . sans conseil , surtout dans des temps de trouble, de scrupule, d'agitation d'esprit et de cœur. Dans de pareilles dispositions on ne feroit qu'augmenter ses agitations et son trouble; au liea d'une peine , on en auroit plusieurs. Le plus sûr et Tunique sage parti c'est de s'en rapporter k la décision et au conseil d'un Directeur sa^ « flairé, expérimenté, etquinousconnott»
1 .* C'est une pratique sainte de faire chaque oonfession , comme si elle deroit être la dernière de la vie , et comme si en sortant du sacré Tribunal , on devoit aller paroftre devant Dieu. s.^ Autre pratique très-salutaire; c'est en i^ecevant l'absolution , de s'imaginer être au pied de la croix , et que le Sang de Jésus-Christ va couler sur notre âme , pour la purifier de toutes les taches.
ti4 Vamb DrTiiiBvmB »
4-* C'est encore mi moyen selon Dien» à ebaqoe confession , d*ayoir ane intention spéciale , et de roflrir à cette intention ; par exemple » d'obtenir la victoire sur telle passion , la force de* faire te( sacrifice , ou de supporter pa- Isemment telle cn>ix , et plus soorenl encore pour obtenir la grâce d'une sainte morL
4** Quand on reçoit l'absolution • ne plus penier qu'au regret de ies péchés , et ne plus s'arrêter à examiner et à rechercher si on en a oublié quelqu'un j c'est un défaut , c'est une illusion où toinbentJbien'des personnes» même de piété. Cet examen et ces recherches font perdre dd ?ue la douleur dont on doit alors être uniquement pénétré.
â«* Quand dans la confession on a à déclarer quelque chose qui fait beaucoup de peine» on feroit bien de commencer par \k » de peur qu'on ne soît tenté d'adoucir l'accusation» et par là exposé à avoir ensuite bien des inquiétudes et des retours.
Dieu infiniment saint et infiniment juste , tous nous avez préparé dans le Sacrement cette piscine salutaire où nous pouvons laver nos péchés dans votre sang adorable. Ne permettez pas que j'approche jamais de ce sacré Tribunal sans les saintes dispositions qui doivent me faire trouver grâce à vos yeux.
ou COlfDUITl 8PIBITXIEI.LB* ll5