AV£C DIEU SEUL. S
obligations infinies que vous avez d'aimer ce Dieu de bonlé ?
O aveuglement déplorable des âmes , qui par leurs résistances et leur» infidéh'tés se rendent indignes de ces insignes faveurs 1
Faites , Dieu des miséricordes , que comme vous m'avez gratuitement prévenue de vos grâces , de mon côté / je vous sois désormais entier rement dévouée , intimement unie , constamment attachée , et que par ce dévouement sans réserve , dans l'avenir je puisse réparer le temps et les grâces dont j'ai si malheureusement abusié par le passé.
Maison de Dieu , Maison de prières et de
grâces.
Domus mctt, domus oratianU voea^Uur. Mattfa. aiv Ma naaîsoa sera appelée une maison de prière»
C'est pour vous offrir l'hommage de mef prières , que je viens dans votre saint Temple » o mon Dieu [ c'est votre maison > puisque vousy habitez ; c'est votre palais sur la terre , puisque TOUS y tenez votfe cour ; c'est l'image de la maison éternelle que voua nous préparez » puisqu'elle nous en représente la majesté et la sainteté : daignez donc recevoir cet bomotage de prières que je viena vous rendre , et faites que
leur encens ptiisse s*élever jusqu'au trône de rth ire gloire.
Mais , mon Dieu , Totre saint Temple n*est pas seulement une maison de prières , c^est encore une maison de grâces et de bénédictions ; c'est là que vous les répandez avec abondance sur ceux qui Tiennent tous les demander. Je tous les demande en ce moment en esprit d'humilité et de confiance ; daignez les répandre sur mot selon la grandeur de mes besoins , ou plutôt selon l'étendue de vos miséricordes : tous eon- Doissez les misères de mon âm« , mais j'espère dans les effusions de Totre bonté. Je suis à pré^ sent devant vous , prosterné en Totre présence, faites que j'en ressente les effets ; et au moment où je vous offre le juste tribut de mes prières , comme à mon souverain Seigneur , Tersez sur moi la céleste rosée de vos grâces , comme mon aimable bienfaiteur et Sauveur.
Je n'entrerai jamais dans votre saint temple que dans un esprit de foi , sachant que c'est la maison de Dieu , et l'image de la Jérusalem céleste.
' J'y serai toujours avec un profond respect » à raison de la majesté suprême d'un Dieu Sauveur qui- y réside en personne. -
Je ne m'en retirerai Jamais qu'après avoir demandé votre sainte bénédiction , et le secours des grâces dont j'aurai besoin an milieu des dan^ gers où je serai exposé.
Je me souviendrai surtout , que c'est daMiK^*
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tre saÎDt Temple que j^ai élé régénéré clans les eaux du baptême , et que j'ai eu le bonheur d'être mis an nombre de tos enfans.
Enfin , je me rappellerai souyent que c'est encore dans votre sainte maison que mes cendres viendront reposer après ma mort pour attendre le grand jour de vos jugemens. Tant de motifs doivent bien m'inspirer les sentimens d'une foi vive , et d'un saint respect dans la maison démon Dieu. Cependant , ô mon Dieu I <^es sentimens de respect et de crainte ne diminueront point ceux de l'amour et de la confiance que je TOUS dois.
La voix intérieure.
Si voeem ejus audieritis^ nolite ohdurare corda vestra, Psal. 9i.
Si sa voix se fait entendre , n'endurcÎMez pas tos cœurs.
Imagikons-nous qu'une voix intérieure se fait entendre dans nous , et nous dit : Qui êtes- vous? (Cok venez-^ous ? et oii allez-vous ? Qui êlezvous ? Je suis chrétien. D'où venez vous ? Du sein de Dieu. Où allez-vous ? A Télemité. Courtes paroles / mais grand sujet de méditation*
Vous êtes chrétieïi ? vous en avez le nom ; en avez-vous l'esprit ? Vous en portez le sacré caractère gravé dans votre âme, en avez^vousïes vrais sentimens imprimés dians le co^ar ? Vous êtes
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chrétien ; e'est ud grand nom . mais qui tous impose de grandes obligalions ; les rem[^s$ez- Tous en véritable chrétien ? Votre foi parolt-elle dans vos mœurs ; votre religion se montre^-t-elle dans toute votre conduite P Et que seroit-ce si étant chrétien » vous viviez comme ne Tétant pas f et si la grâce ineflable que Dieu vous a faite, ne servoit qu'à vous rendre coupable à ses yeux, et plus digne de condamnation ?
Vous venez du sein de Dieu même » telle est la^rjindeur de votre origine ; Dieu tous a véritablement conçu dans son sein paternel » votre âme est comme une participation de son être » une vive lumière émanée du divin soleil de justice : c'est pour cela qu'il vous a créé à son image , et qu'il a gravé dans vous les glorieux traits de sa ressemblance. Avez-vous jamais bien compris, du moins bien médité , la grandeur de cette origine , et par là même la grandeur de la sainteté où elle vous appelle ? Votre âme censerve-t-^lle le glorieux privilège de son adoption ? Est-elle véritablement Fimage vivante de Dieu , et portet-elle encore ces glorieux traits de sa ressemblabce ? C'est à vous à vous examiner à présent, et à Dieu à vous juger un jour.
Vous allez à l'étemité ,. c'est pour eela qne Dieu vous a créé et mis an monde ;. votre corpa formé de terre , sera réduit en terre , victime des vers. et du temps; votre âme éeit avoir uq autre sort pour partage f mak il^ y a deux éternités différentes ,. l'une de bonheur et de joie ,
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l'outre de tourmeDS et de désespoir ; à laquelle des deux allez-vous ? Je ne demande pas à la-r quelle des dçux désirer- vous aller , mais à laquelle aliez-vous effectivement ? Voyez quel est le chemin que vous prenez , et jugez du terme où il doit vous conduire.
O âme spirituelle , âme immortelle , destinée dans les vues de Dieu à une éternité de bonheur après quelques années de combats , seriez-rou9 assez aveugle pour vous précipiter dans une éternité de supplices et de désespoir , pour quelques jours de plaisirs passagers et toujours remplis d'amertumes ? Ici la grâce vous laisse à vos réflej^ions » ouvrez-lui votre cœur» et consacrezlui tontes vos affections.
Suite du même sujet.
Audivi vœem DatrUni, Isaï. 6.
J'ai entendu la voix du Seigneur.
Cette voix intérieure vous donne encore un nouveau sujet de méditation , elle vous présente trois nouvelles réflexions , et vous dit : Pensez sérieusement i . ^ aux grâces que vous avez reçues^ 2.* aux péchés que vous avez commis ; 3.* au compte que vous devez en rendre : cette méditation n'est pas moins importante que la. précédente.
j.*^ De quelle abondance de grâces Dieu ne