‹ L'âme moderneChapitre 11 sur 21 · LA FEMME EN GRIS · texte numérisé non relu

LA FEMME EN GRIS

D'après Jan Van BEEns.

En face des lueurs douces de la soirée

Et dans l'ombre de la fenêtre inéclairée,

Sous le charme de quels frissons viens-tu l'asseoir,

0 femme dont les yeux sont gris comme le soir.

Et dont Van Beers, par un raffinement suprême,

A peint les vêtements gris comme les yeux même?

Ah, ce gris à la fois impénétrable et clair,

Ce front haut sous ces lins cheveux blonds, et cet air

De sensualité que la bouche écarlate

Et les grands yeux où la pupille se dilate

5*î LAME MODERNE

Donni'iit a ton visa^^o un peu triste pourtant! Comme on sent bien, dans ton regard inquir-tant, Errer et vaciller réphéraère tendresse...

Il émane de tout ton être une caresse Impalpable' et qui fait frissonner. On ne sait

Si c'est vers un dé'-ir ou iiien vi-i-s un regret Que ton àme s'en v;i. [,:i.viin !•• ert-puscule.., Plus on la veut connaître et plus elle recule, Cette arne qui peut-être ignore son vainqueur Kt jjeut-étre a saigné des coups d'un autre cœur ! 'l'orj àme que- l'on ^'-nt rr;i.gile en un corps frêle, Ame frt';le ;i.ux chang'.-ants reflets di- tourterelle, fragile àme à qui \onl nos goûts d'éternité Qui saura son secr'l par ce doux soir d'été? Quf;lle autre àme. mêlée a ta m'''lane-olie, Trouvera les mot- ou la tierinf- se délie Kt déchiffrant tmlirj tes vo.-ux dans tes aveux Pour toi seule dira les phrases que tu veux?...

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