LA FEMME EN GRIS
D'après Jan Van BEEns.
En face des lueurs douces de la soirée
Et dans l'ombre de la fenêtre inéclairée,
Sous le charme de quels frissons viens-tu l'asseoir,
0 femme dont les yeux sont gris comme le soir.
Et dont Van Beers, par un raffinement suprême,
A peint les vêtements gris comme les yeux même?
Ah, ce gris à la fois impénétrable et clair,
Ce front haut sous ces lins cheveux blonds, et cet air
De sensualité que la bouche écarlate
Et les grands yeux où la pupille se dilate
5*î LAME MODERNE
Donni'iit a ton visa^^o un peu triste pourtant! Comme on sent bien, dans ton regard inquir-tant, Errer et vaciller réphéraère tendresse...
Il émane de tout ton être une caresse Impalpable' et qui fait frissonner. On ne sait
Si c'est vers un dé'-ir ou iiien vi-i-s un regret Que ton àme s'en v;i. [,:i.viin !•• ert-puscule.., Plus on la veut connaître et plus elle recule, Cette arne qui peut-être ignore son vainqueur Kt jjeut-étre a saigné des coups d'un autre cœur ! 'l'orj àme que- l'on ^'-nt rr;i.gile en un corps frêle, Ame frt';le ;i.ux chang'.-ants reflets di- tourterelle, fragile àme à qui \onl nos goûts d'éternité Qui saura son secr'l par ce doux soir d'été? Quf;lle autre àme. mêlée a ta m'''lane-olie, Trouvera les mot- ou la tierinf- se délie Kt déchiffrant tmlirj tes vo.-ux dans tes aveux Pour toi seule dira les phrases que tu veux?...