‹ L'âme nueChapitre 69 sur 104 · PARISIENNE · texte numérisé non relu

PARISIENNE

A ACHILLE MÉLANDRI

Redressant les rondeurs de son buste replet, Droite, le nez railleur et la lèvre mutine, Elle va : son regard qui voltige et butine Se pose au bord de tout, prend à tout un reflet.

Elle va. Sous les plis susurrants de l'ourlet, Le pied vif, provocant et plein d'esprit, trottine, Aase l'asphalte, et rit, au fond de la bottine. De se voir si petit et si près du mollet.

La main gantée, au bord de la manchette blanche,

Berce l'éventail noir qui caresse la hanche

Et rythme au bruit des pas son doux balancement.

Un sillage odorant là suit, senteurs de femmes. Parfums de fleurs... Et souple, elle marche, semant Le germe des désirs chauds et virils dans l'âme !

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