‹ L'ame saine [microform]Chapitre 2 sur 7 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

L'Ame saine peut être celle qui est pouv'vue de tous les moyens d'activité qui cori' viennent à sa nature, — ou bien celle qui

est déjà en possession du vrai et du bien. Je m'attache de préférence à la première acception ; mais comme elle mène directement à la seconde, Je passe quelquefois de Vune à Vautre sans en avertir peut-être suffisamment le lecteur. Toutefois^ il est visible que ce que je dis de Vlntelligence se rapporte principalement à la première acception de Vàme saine [de même, la théorie proprement dite de la Volonté); tandis que je m'autorise de la seconde pour parler des diverses attitudes de la volonté et de Vintelligence à Végard de la Vérité religieuse. Si je semble récriminer contre le Posi-

tivisme, ce nest pas que cette modeste étude veuille tardivement partir en guerre contre ce colosse^ ni que les services qu'il nous a finalement rendus m'échappent. Mais aux tendances dans lesquelles il se survit — et le Vitalisme excessif qui honnit le raisonnement métaphysique au nom d'une religion immanente, est aussi de cette lignée, — f oppose ici ma foi en ces vieilles vérités métaphysiques qu'on n'écarte jamais sans les rendre plus impérieuses.

Bien que je n'eusse pas à critiquer les divers systèmes existants sur Vorigine et la valeur des idées, je prends à partie la théorie moniste de la connaissance, et Je discute V inventaire qu'elle prétend dresser des grands concepts rationnels,parce qu'étant le résidu intellectuel de je ne sais quel alliage positiviste et idéaliste, elle offre à beaucoup d'esprits l'illusion d'une synthèse définitive et une espérance même d'unité

morale.

Cet écrit, quand il serait plus long ou

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