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leurs communes supplications, voulut enfin descendre en eux. « Lorsqu'on sent que la ferveur se perd, disait le saint curé d’Ars, il faut vite faireune neuvaine au Saint-Esprit, pour demander la foi et l'amour... Voyez, lorsqu'on a fait une retraite ou un jubilé, on est plein de bons désirs ; ces bons désirs sont le souffle du Saint-Esprit qui a passé sur notre âme et qui a tout renouvelé, comme ce vent chaud qui fond la glace et qui ramène le print nps... Vous qui n'êtes cependant pas de grand saints, vous avez bien des mcments où vous goûtez les douceurs de la prière et de la présence de Dieu, ce sont des visites du Saint-Esprit.»
Recourons à la prière afin d'attirer en nous l'Esprit de Dieu. Recourons-y plus particulièrement avant nos déterminations importantes et avant nos principales actions.
Cette prière doit être humble. Les orgueilleux ont coutume de résister au Saint-Esprit : Vos Spiritui sancto semper resistitis. Act. ap. v, 51: le Saint-Esprit leur résiste à son tour. Il rejette toutes leurs prières: Superbis resistit, tandis qu'il donne sa grâce aux humbles : Humilibus dat gratiam. Jac. 1v, 6.
Cette prière doit être confante. N’avons-nous pas l'espérance certaine de recevoir la visite du Saint-Esprit? Cette espérance est fondée sur la nature même de l’Esprit-Saint, car il est l'Amour : la Bonté essentielle, infinie ; le Bien souverain. Or, le bien est naturellement communicatif, dit saint Thomas : Bonum dicitur diffusivum sui. Aussi, estce un besoin pour le Saint-Esprit de se communiquer, de se répandre ; c’est pour cela qu’on lui attribue les œuvres de charité, telles que: l’Incarnation du
Fils de Dieu et la sanctification des âmes. Loin d’être avare de ses trésors, ‘| ne cesse de nous les offrir. Voici, dit-il, que je me tiens à la porte et que je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et m'’ouvre, j'entrerai en lui avec bonheur: Ecce sto ad ostium et pulso... si quis audierit vocem meam et aperuerit mihi januam intrabo ad illum. Apoc. 111, 20. Il nous prie lui-même de le prier, car la pensée et la volonté que nous avons de lui adresser nos supplications, c’est lui qui nous les fait concevoir. Bien plus, il prie lui-même en nous et pour nous, avec des gémissements inénarrables: Ipse Spiritus postulat pro nobis gemitibus inenarrabilibus. Rom. vuut, 26.
Notre espérance de recevoir le Saint-Esprit est fondée surtout sur les promesses de Jésus-Christ. N’a-t-il pas dit à ses disciples: « Si je ne m’en vais, le divin Paraclet ne viendra pas »: Si non abiero, Paracletus non veniet. Joa. xvi, 7. Mais si je m’en vais, je vous l’enverrai moi-même; je ne vous laisserez point orphelins... Je prierai le Père, et il vous enverra un autre Paraclet, afin qu’il demeure toujours avec vous; l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir : Et ego rogabo Patrem, et alium Paracletum dabit vobis, ut maneat vobiscum in œternum, Spiritum verilatis quem mundus non potest accipere. Joa. XIV, 16.
Vous êtes pleins de défauts, disait Notre-Seigneur aux Juifs, vous avez de mauvais cœurs; et cependant, vous savez bien donner de bonnes choses à vos enfants. Votre Père céleste est un abîme de perfection. Il est essentiellement et infiniment bon, et il refuserait son bon Esprit à ceux qui le lui demandent ! Si vos cum sitis mali, nostis bona data dare
filiis vestris, quanto magis Pater vester de cœlo dabit Spiritum bonum petentibue ::. nc xI, 18.
Que de motifs d’atte tre avec !a r.lr18 entière confiance la venue du Ssint-Esprit d:.ns nos cœurs ! Prions donc avec la fer 2 assurance d’être exaucés. Jésus-Christ nous a donné sa pruiresse, il ne manquera pas de l’accomplir.
Enfin, notre prière doit être adressée à Dieu par Marie. N'est-ce pas par sa puissante intercession que s’obtiennent toutes les grâces ? Le Saint-Esprit n'est-il pas son Époux et ne peut-elle pas tout sur son cœur ? S'il est descendu sur les apôtres au Cénacle, c’est parce que la Vierge Mari: a prié, en union avec eux. ( Ils persévéraient tous ensemble dans la prière, avec les saintes femmes et Marie, mère de Jésus »: Erant persererantes unanimiter in oratione cum mulieribus et Maria matre Jesu. Act. I, 14. Si la Très Sainte Vierge n’avait pas prié, lé Saint- Esprit ne serait pas descendu. . Dieu, qui a voulu que la prière des apôtres, pour être efficace, fût soutenue par celle de la Vierge Marie, veut aussi que la nôtre ait :e même appui. Il n’agréera notre demande, que si elle lui est présentée par la Très Sainte Vierge : c’est donc aux pieds de Marie que nous devons nous jeter. Nous devons la conjurer d’intercéder pour nous, auprès de son adorable Époux. Oh! que ses prières ont de force pour le faire descendre en nous et l’engager à nous combler de ses grâces! Restons donc unis à Marie, et persévérons dans cette union, jusqu’à ce que l'Esprit d'amour soit venu visiter nos cœurs.
O Divin Esprit, qui êtes descendu sur les apôtres, au jour de la Pentecôte et avez fait d’eux des
hommes nouveaux, remplis de la sagesse et de la vertu d'en Haut, daignez, nous vous en conjurons par l’intercession de l’Immaculée Vierge Marie, votre très sainte et très aimante Épouse, regarder avec compassion notre profonde misère et notre extrême faiblesse. Voyez combien nous avons besoin de votre visite pour devenir, nous aussi, des hommes nouveaux, de nouvelles créatures en Jésus-Christ. O Esprit-Saint, Ô Père des pauvres, venez, venez dans notre misérable cœur; venez nous purifier, venez nous éclairer, venez nous embraser des divines ardeurs de la charité. Faites que, par vous, nous connaissions le Père et le Fils, que nous les aimions, et que, jusqu’à la fin de notre vie, nous les servions très fidèlement ; en nous montrant toujours dociles à vos tendres invitations et à toutes vos sages inspirations, Ô Esprit d'amour, qui procédez tout à la fois du Père et du Fils et vivez avec eux éternellement, dans l’unité d’une même nature. Ainsi soit-il.
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