‹ L'âme solitaireChapitre 102 sur 140 · CHIMÈRES · texte numérisé non relu

CHIMÈRES

Chanter d'un chant très doux d’oiseau, Vibrer de sa propre harmonie,

Et pour se croire du génie Chanter seul pour l’azur et l’eau ; Chanter pour qu’enfin l’on se grise,

Sans savoir personne écouter,

Chanter de l’aube à l’heure grise,

Chanter, chanter, toujours chanter !

Comme un doux enfant s’endormir Sur le gazon, loin de la ville,

Dormir et sur son front tranquille Sentir le vent faible frémir ;

Délivré du mal d’être triste Et de la honte de gémir,

Oublié du monde égoïste,

Dormir, dormir, toujours dormir I

Les Rythmes qui Chantent

Rêver d’un impossible amour,

D’un amour calme et sans souffrance, Et pour jouir d’une espérance Vers jadis faire un long détour;

Rêver que la tâche de vivre En un soupir va s’achever ; ,

Rêver que de ciel on est ivre,

Rêver, rêver, toujours rêver !

Romances sans Musique

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