LES SALES
IL fait beau, Midi chauffe l'herbe.
L'ombre des maisons s'atiédit.
Et le grand soleil d'or superbe,
He Plus lenk dans l'azur, s'alourdit.
Pesant sur l'air tout pleu qu'il brûle 1 | Et refoule, on dirait, vers nous,
| L'estre mourant du crépuscule
Au midi nous veut à genoux.
|! Ii nous pèse sur les épaules
ll Et nous n.et son feu dans le sang.
Oh! le frais ombrage des saules, Triste, endeuillé, mais frémissant !
En frissons de printemps, il passe Nous allégeant l'âme et Ia chair, L'ombrage saturé d'espace Où flotte une fraîcheur de mer.
La Chanson des Mois gr TTP
Comme ils sont bons les maigres saules, Pour les vivants et pour les morts | Arbres aimés des
Où n'entrent jamais les remords |
Vous parlez moins du grand voyage Que les marbres et les granits.
Saulen poudreux des cimetières, Dont les troncs vieux se sont nourris Du sang des dépouilles entières
De nos amis les plus chéris,
Le frais qui tombe de vos branches Contient quelque chose de ceux
Dont nous aimâmes les mains blanches, Dont nous adorâmes les yeux
= Veilles du Jour et de la Nuit nt ne nn
C'est pourquoi la mélancolie De vous semble en nappe pleuvair.….
Gardiens des tombes qu'on oublie, Qui peut ne s'attrister à voir
Trembler vos longues silhouettes Ainsi que de noirs souvenirs, Vous, les monuments des poèles Que tueçont les durs avenirs |
Ou! le frais ombrage des saules, Triste, endeuillé, mais frémissant, Lo que midi, sur les épar d Lourd du soleil incandescent,
Pèse comme une épaisse chape,
Et que de l'esprit angoissé 3 Nul penser alé no ee, ee , En un vol clair et cadencé EE