LA FIN DE L'ÊTE
LE vif soleil d'août par les rues
Lentement depuis l’aube accrues, Et dont resplendit le ciel bleu.
L'accablement de l'air qui brôle Ralentit le Pas des passants :
A peine un petit vent circule “Dans les feuillages bruissants.
Les pauvres bêtes résignées
Qui traînent d'énormes fardeaux, Souffrent des mouches acharnées y Piquant leurs narines, leur dos.
Pour activer leur marche lente, Parfois un homme au cœur de fer, D'une main rude et violente
Blesse d’un Coup de fouét leur chétr:
Voilles du Jour et de la Nuit
Écoutant pleuvoir sur la vr. 0 Inclinée au calme sommoil,
Je serai plus doux et tranquille, Le cœur encot plein de soleil !
Dans l'embre égale de ma chambre Où tant de rèves sont éclos, J'écouterai venir Septembre Et frapper à mes volets clos.
96 Veilles än —
du Jour et de la Nuit