SEPTEMBRE
À Charles ab der Halden.
SOIRS qui viennent Plus tot du ciel plus bas: septembre : Première effeuillaison des choses vers le sol ;
Premier exode ailé dans l’innombrable vol
Parti des arbres, en essaims de Pourpre et d'ambre :
Premier retour au livre oublié dans la Seuls vrais repos plus frais sur l’o Apaisement profond des sens, Exaspéra ; bonheur vague de
chambre; reiller plus mol; que l’Été fol chaque membre.
Automne cher ! saison
Comme un vieil air Je ne t'a
propice au souvenir, joué dans l’âme allant finir !
i pas toujours goûté, je m'en étonne ;
Puisque aujourd’hui, Pour me sentir le i me suffit à
pareil en mes regrets nombreux, cœur déçu moins malheureux, un peu de musique et d'automne.
LA LEÇON Du JOUR
À Madame W. Huguenin.
La paix auguste et fraſche, absorbante et suprême De cet automne Calme en sa lente beauté.
Nous, toute de frissons, toute de volupté, Pleine d'élans et pleine aussi de trouble extrême,
Devant ce grand silence empli de quiétude, Prenons la salutaire et durable habitude
De nous coucher le soir sans fièvre et sans regrets,
Plus de fausse figure imposée à nos traits :
Comme ce jour est vrai, désormais soyons sage, Afin d’avoir toujours l'âme de son visage.
98 Veilles du Jour et de la Nuit —.,. — me 2