‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 41 sur 107 · FEUILLES MORTES · texte numérisé non relu

FEUILLES MORTES

UNE, lente, est tombée. Une autre. Une autre encor.

Le vent commence à charrier des feuilles d'or. L'ombre des arbres fuit le iong des avenues:

Les branches laissent voir chaque jour plus de nues ; Les oiseaux familiers y montent moins souvent, Etant moins à l'abri des regards et du vent.

— L'attristante, jolie et poétique pluie !

A la regarder choir jamais on ne s'ennuie.

De toutes les couleurs, de tous les mouvements, Le prisme entier chatoie en ses déroulements, Et c’est, dans la diversité de ses féeries, Un vol éblouissant de riches Pierreries l

un amour leurre:

sur le sol noir, dans nos esprits le rêve après l'espoir

A voir la fin de tout ce qui luit et rayonne, De tout ce qui dans la lumière

J'éprouve je ne sais quoi de dur, de brutal, Comme si je m'en retournais à l'hôpital.

104 Veilles du Jour et de la Nuit ne

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