BONHEUR
LE soir nous enveloppe, indiciblement doux, Comme un regard d'amour se promenaut sur nous. L Heure passe là-haut, penchant un peu son urne Pleine de paix difine et de rêve nocturne.
La caresse de l'ombre éclatante du ciel Emplit le cœur de joie et la bouche de miel.
La calme Nuit étend son empire tranquille, Le bienfait du silence approche de la ville... Et nous sommes tous deux sans parole, songeant À la sainte splendeur des points d'or et d'argent, Heureux, loin du Réel jaloux qui nous réclame, Comme s'il-nous pleuvalt des étoiles dans l'âme |
18 Les Heures d'Amour PPC
Quel soir harmonieux, chère, quel soir divin,
Où j'ai senti cela: hors l'aimer, tout est vain ! Ma gloire, c’est d’avoir mon Cœur dans ta pensée, Comme ta main jolie en la mienne pressée,
Et d'écouter les mots que tu dis dans le soir,
Et da te regarder de si près sans te voir!
Car l’ombre s’épaissit en noyant les visages, Comme au lointain elle a fondu les Paysages.
Jouez-moi, lui disais-je un soir, de vieux airs tristes,
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Des musettes d'amour aux profondeurs des bos.
Des rustiques pipeaux et des divins hautbois,
Si Tazur, en ce soir chantant d'extase intime,
Se fût ouvert, m'offrant le Paradis sublime,
J'aurais dit: Non, Seigneur, s'il faut monter là-haut . : Sans la musicienne. et sans le piano ! ö ——
Tu ne m'as jamais dit : Baise-moi sur les yeux, Lentement, longuement, afin de goûter mieux.
Tu ne m'as jamais dit cela. Tes deux mains nues, Je les ai quand je veux, d’elles-mêmes venues.
Tes lèvres, je les sais prêtes à mon baiser :
Une mèche d'or brun, ni ton front, ni ta joue. Car ton cœur jeune et franc répète chaque jour Que l'amour ne doit pas dire non à amour,
Et qu'il est, par bonheur, de légitimes fièvres Qui s'expriment Par la caresse de nos lèvres I. Mais si l'être caché transparaît dans les yeux, Comme à travers l'eau Pure un fond mystérieux ;
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20 Les Heures d'Amour
Si co qu'on ain.s et cherche est Id,
Qui se concentre,
Laisse- moi, rougissant comme une exquise femme, Poser sur to deux yeux un baiser sur ton âme !
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