MANITOBA
Sa fertilité. — « Prenez une carte de l'Amérique du Nord; suivez à partir du Dacotah, où elle prend sa source, le cours de la rivière Rouge jusqu'à son embouchure dans le lac Winipeg; ensuite, au nord de ce lac, en allant de droite à gauche, le cours de la Saskatchevan, divisée plus loin en deux branches; continuez à l'ouest jusqu'à la rivière de la Paix, au 60" de latitude, et vous aurez, sur une étendue de dix-huit cents milles (le mille = 1,601™, 60) de longueur et une largeur variable de deux cents à quatre cents milles, la topogra-
1. D'autres voyageurs ne se sont pas contentés d'admirer : ils ont essayé d'apprécier la force motrice de la chute et l'emploi qui pourrait en être fait au point de vue industriel ; tel J.-J. Ampère, qui évalue la force motrice à 4,533,344 chevaux-vapeur. {Promenade en Amérique, 1860.)
Un ingénieur, G. Lordereau, l'évalue au double, environ 8 millions de chevaux. Une société, Niagara Falls Power Company, a la concession de 200,000 chevaux du côté canadien, et 100,000 du côté américain. (G. Loiidereau, du Havre à Chicago, Lyon, 1894.)
2. « La nouvelle province a tiré son nom du lac Manitoba, dont l'appellation indienne, Afanitoirapan, signifie détroit surnaturel. Ce lac a, en effet, un détroit où l'agitation qui se fait sentir sur les eaux est attribuée par les sauvages ù leur divinité, le Manitou. » (G. Démanche, au Canada et chez les Peaux-Rouges, Hachette, 189p, p. 103.)